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Doctorante en Glaciologie

Silje est Norvégienne, elle est entrain de terminer sa thèse en Glaciologie au centre Bjerknes pour la Recherche sur le Climat à l’Université de Bergen. Ses recherches se concentrent sur le courant de glace NE du Groenland. Elle cherche à modéliser l’hydrologie sous glaciaire et l’interaction entre l’hydrologie et la dynamique du courant de glace. Silje revient tout juste de Californie où elle a passé trois mois au Jet Propulsion Lab – Nasa, et également de Copenhague où elle travaillait au Center for Ice and Climate. Pendant ses études de licence et de master, Silje habitait au Svalbard. Elle étudiait alors la dynamique des glaciers de marée, en utilisant des cameras time lapse. Elle a aussi pris un an pour se former en tant que Guide Arctique (Arctic Nature Guide).

Bonjour Silje !

Où te trouves-tu en ce moment même, et d’où viens-tu ?

Je suis dans mon bureau à Bergen en Norvège, ma ville de naissance, me réjouissant des vacances de Pâques qui commencent ce soir !

​Quelle est ta profession ?

Je termine mon doctorat en Glaciologie. Je passe le plus clair de mon temps en face de mon ordinateur à modéliser des dynamiques glaciaires, mais une fois par an j’ai la chance d’aller effectuer des recherches scientifiques sur la Calotte du Groenland. J’y serai à nouveau fin Mai, tellement hâte d’abandonner mon ordinateur et ma thèse pour un mois entier !

​Peux-tu te décrire en trois mots ?

Enthousiaste, fun et robuste

Qu’est-ce que ce projet signifie pour toi ?

Ce projet c’est la lumière au bout du tunnel que représente mon doctorat ! Je me réjouis énormément de l’expédition, et de la liberté qu’elle va nous donner. Plus l’expédition approche, plus je la vois clairement.

Qu’espères tu réussir avec ce projet ?

J’espère pouvoir motiver d’autres scientifiques à diminuer leur impact sur le terrain pendant leurs propres expéditions. Aussi, si nous pouvons inspirer de jeunes femmes scientifiques à rester dans le milieu académique et/ou scientifique, ce serait formidable.

Est-ce que certains aspects du projet et de l’expédition t’inquiètent ?

Euh… oui ! La banquise ! Tomber au travers de la banquise est ma plus grande peur, donc je vais vraiment me focaliser le dessus pendant la phase de préparation et pendant l’expédition.

Et ce qui te réjouis le plus ?

De retourner sur le terrain, d’être loin de tout, et de nous concentrer sur les prélèvements d’échantillons, de skier le mieux possible, un pas à la fois.