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Glaciologue

Heidi est glaciologue, diplômée du centre universitaire du Svalbard (UNIS) et de l’Université d’Oslo. Originaire des Alpes Françaises, ses études en géographie l’ont mené à Lyon 3 puis au Svalbard, à l’université la plus au Nord du monde. Licence en poche, elle obtiendra un master de glaciologie à l’université galloise d’Aberystwyth. L’année suivante, Heidi rejoint deux expéditions de glaciologie en Himalaya et au Groenland. Mais l’appel du Svalbard étant plus fort que tout, et Heidi commence en 2011 une thèse de quatre ans au Svalbard sur la dynamique des surges glaciaires. Ce travail a figuré en couverture de Science Magazine en Décembre 2017. Fin 2015, Heidi rejoint l’équipe du Projet MIDAS en Antarctique sur la barrière du Larsen C pendant deux mois. Depuis lors, Heidi a travaillé comme chercheuse à l’université de St Andrews en Ecosse. Passionnée par la communication scientifique, Heidi collabore régulièrement avec l’ONG américaine « International Cryosphere Climate Initiative », et donne de nombreuses conférences ses recherches. Heidi est aussi la présentatrice de la nouvelle série de documentaires scientifiques Terres Extrêmes pour la chaine France 5.

Bonjour Heidi !

Où te trouves-tu en ce moment même, et d’où viens-tu ?

Je suis de retour dans les Alpes françaises, d’où je suis originaire, après avoir voyage pendant 3 semaines en Amérique du Sud.

​Quelle est ta profession ?

Je suis glaciologue. Depuis un peu plus d’un an j’ai mis la recherche de cote pour me consacrer à 100% à la communication scientifique et politique scientifique. Je suis une sorte de freelance de la science ces temps-ci, tantôt entrain de donner des conférences un peu partout dans le monde, tantôt entrain de présenter une série de documentaires scientifiques pour la chaine France 5 « Terres Extrêmes ».

​Peux-tu te décrire en trois mots ?

Passionnée, déterminée et positive.

Qu’est-ce que ce projet signifie pour toi ?

C’est un véritable projet passion. J’espère qu’il inspirera le plus grand nombre.

​Qu’espères tu réussir avec ce projet ?

Climate Sentinels essaie de casser le moule des expéditions scientifiques « classiques ». Nous espérons reconnecter le grand publique a la science et aux régions polaires, particulièrement les jeunes générations, récolter de bonnes données tout en restant « Safe », et prouver que les expéditions scientifiques peuvent avoir une empreinte carbone neutre.

Est-ce que certains aspects du projet et de l’expédition t’inquiètent ?

Bien sûr ! Tellement de choses peuvent mal tourner sur le terrain, mais j’ai 100% confiance en mon équipe, et je suis sûre que toutes ensembles nous arriverons à prendre les bonnes décisions sur le terrain.

​Et ce qui te réjouis le plus ?

De retrouver cet esprit de camaraderie que l’on a pendant les expéditions sur le terrain. Je me réjouis de passer du temps avec ces formidables scientifiques que j’ai la chance d’avoir comme amies, ainsi que de correspondre tout au long du projet avec des élèves du monde entier.